Le gâteau fondant au chocolat et aux cerises, le dessert de grand-mère de pleine saison

Au moment où les cerisiers ploient sous les fruits, un dessert revient dans bien des familles : le gâteau au chocolat et aux cerises. C'est une recette de grand-mère dans l'esprit, à peine plus compliquée qu'un fondant, où les fruits fondent dans une pâte chocolatée et la rendent encore plus moelleuse. Simple à réussir, il se sert tiède ou froid, du repas du dimanche au goûter improvisé.

Gâteau fondant au chocolat et aux cerises, présenté entier avec une part découpée, sur une table en bois.

Bien choisir son chocolat, ses cerises et sa cuisson

La réussite tient d’abord à la qualité des produits. Côté chocolat, plus il est noir, plus son amertume domine ; viser 60 à 70 % de cacao reste un bon compromis, qui laisse l’acidité de la cerise s’exprimer. Côté fruits, les bigarreaux donnent un gâteau plutôt doux, tandis que les griottes appuient le côté acidulé. Dans les deux cas, des cerises bien mûres apportent plus de parfum et de jus.

La cuisson, ensuite, demande de l’attention. Ce gâteau se situe entre le moelleux et le fondant, et la chair juteuse des fruits accentue ce caractère. Mieux vaut donc l’arrêter un peu trop tôt que trop tard, quitte à vérifier le cœur plusieurs fois. La durée indiquée vaut pour un moule de 20 à 24 cm : un gâteau plus épais demandera quelques minutes de plus.

Les ingrédients pour un moule de 20 à 24 cm

Comptez ces quantités, et prévoyez un peu de sucre en plus si vous caramélisez les cerises :

  • 200 g de chocolat noir à pâtisser
  • 120 g de beurre
  • 120 g de sucre
  • 4 œufs
  • 100 g de farine
  • 1 sachet de levure chimique
  • 1 pincée de sel
  • 200 g de cerises

La préparation, du bain-marie au four

  1. Laver les cerises fraîches (ou décongeler et bien égoutter des cerises surgelées), puis les équeuter, les couper en deux et les dénoyauter. Pour aller plus loin, on peut les faire revenir quelques minutes dans un peu de beurre fondu avec 50 g de sucre, le temps de les caraméliser.
  2. Casser le chocolat en morceaux et le faire fondre avec le beurre au bain-marie, en remuant jusqu’à une pâte lisse et brillante.
  3. Dans un saladier, fouetter les œufs avec le sucre jusqu’à un mélange clair et mousseux, puis verser le chocolat encore tiède.
  4. Incorporer peu à peu la farine, la levure et la pincée de sel, et travailler jusqu’à une pâte souple et homogène.
  5. Ajouter les trois quarts des cerises à la pâte, mélanger avec douceur pour les répartir, et garder le reste de côté.
  6. Préchauffer le four à 180 °C, verser la pâte dans un moule beurré, puis disposer les cerises réservées sur le dessus.
  7. Enfourner 20 à 25 minutes : le cœur doit rester fondant. La lame d’un couteau plantée au centre doit ressortir un peu humide, sans pâte liquide.
  8. Laisser tiédir une dizaine de minutes avant de démouler, le temps que le gâteau se tienne.

Pourquoi le chocolat et la cerise forment un si bon duo

Si l’association plaît autant, c’est une affaire d’équilibre. Le chocolat apporte des arômes puissants, un peu amers et torréfiés selon sa teneur en cacao, pendant que la cerise répond par sa douceur fruitée et une pointe acidulée. L’amertume de l’un et l’acidité de l’autre se tempèrent, ce qui donne un dessert ni trop lourd ni trop sucré.

Les cerises rendent aussi service à la texture. En cuisant, elles libèrent un peu de jus dans la pâte, qui en ressort plus moelleuse. La forêt-noire allemande, avec sa chantilly et son kirsch, pousse l’idée plus loin, mais nul besoin de cette sophistication ici : quelques fruits dans un appareil chocolaté suffisent à transformer un gâteau ordinaire en gourmandise.

Chantilly, glace ou crème anglaise : comment l’accompagner

Tel quel, ce gâteau se suffit à lui-même, mais quelques ajouts le rendent plus festif. Une cuillère de chantilly sur le dessus en fait une forêt-noire express, et une boule de glace à la vanille apporte un agréable contraste chaud-froid. Pour les amateurs de sauces, une coulée de crème anglaise l’accompagne tout aussi bien.

La recette s’adapte enfin aux contraintes de chacun. Pour une version sans gluten, la farine cède la place à un mélange adapté ou à de la poudre d’amande, qui ajoute au passage une note torréfiée. Et puisque la pâte accueille les fruits sans difficulté, on peut troquer les cerises contre d’autres fruits de saison selon l’envie.

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