Pourquoi ces beignets croustillants et fondants détrônent la poêlée de courgettes
En pleine saison, la courgette revient vite sur toutes les tables, et ces beignets offrent une alternative à la sempiternelle poêlée ou au gratin. Râpée et prise dans une pâte légère plutôt que simplement sautée, elle prend une forme nouvelle, dorée et croustillante, qui plaît autant aux enfants qu’aux adultes. Le parmesan et l’ail relèvent l’ensemble d’une note franchement italienne.
La recette séduit aussi par sa simplicité. Quelques ingrédients de base, une râpe et une poêle suffisent, pour un plat prêt en une dizaine de minutes et à petit prix. Cette rapidité en fait une solution commode pour un repas de dernière minute ou pour écouler les courgettes abondantes de l’été.
Les ingrédients des fritelle di zucchine, courgette râpée, parmesan et pâte moelleuse
Pour 4 personnes.
- 2 courgettes moyennes bien fermes
- 2 œufs
- 80 g de farine
- 40 g de parmesan râpé (ou de pecorino pour plus de caractère)
- 1 gousse d’ail hachée très finement (ou quelques feuilles de basilic frais)
- ½ sachet de levure chimique
- Huile d’olive pour la cuisson
- Sel et poivre du moulin
Les étapes, de la courgette essorée aux beignets dorés
- Laver les courgettes sans les éplucher, puis les râper grossièrement et les presser fermement entre les mains ou dans un torchon propre pour en extraire un maximum d’eau.
- Battre les œufs en omelette dans un saladier, ajouter la farine, la levure, le parmesan, l’ail, le sel et le poivre, puis mélanger jusqu’à une pâte assez dense.
- Incorporer la courgette râpée et essorée à cette pâte.
- Chauffer un filet d’huile d’olive dans une grande poêle, y déposer des cuillerées de pâte bien espacées, puis les aplatir légèrement au dos de la cuillère pour former des galettes régulières.
- Cuire à feu moyen 2 à 3 minutes par face, jusqu’à des beignets dorés et croustillants.
- Les égoutter sur du papier absorbant, les saupoudrer d’une pincée de fleur de sel et les servir aussitôt.
L’essorage de la courgette râpée, le geste qui garantit le croustillant
Tout se joue sur l’eau contenue dans la courgette. Gorgé d’humidité, ce légume relâche son jus dès qu’il chauffe, ce qui détrempe la pâte et donne des beignets mous plutôt que croustillants. Presser fermement la courgette râpée avant de l’incorporer, à la main ou dans un torchon, en retire l’essentiel et conditionne à lui seul la texture finale.
La consistance de la pâte mérite la même vigilance. Ainsi, un appareil assez dense, ni liquide ni coulant, tient mieux à la cuisson et forme des galettes nettes qui dorent sans s’étaler. La levure chimique apporte de son côté un peu de moelleux à l’intérieur, pour équilibrer le croustillant de la surface, tandis qu’une huile bien chaude saisit les beignets sans les gorger de gras.
Comment les servir, à l’apéritif ou en plat
Le service se pense selon l’occasion, ces beignets se dégustant chauds ou tièdes. À l’apéritif, un simple filet de jus de citron ou une petite sauce au yaourt grec relevée d’ail et de menthe suffit à les accompagner en bouchées à picorer. Servis en plus grand nombre, ils composent un plat à part entière.
En version repas, l’accompagnement les complète facilement. Une salade verte bien assaisonnée et de fines tranches de jambon cru transalpin en font un dîner complet et rapide. La garniture de base accepte enfin des variantes, avec de la menthe, du basilic ou un peu de feta émiettée dans la pâte pour changer de parfum.