Une tarte d’été toute simple sur une pâte maison
Ce qui séduit dans cette recette, c’est sa sobriété. Une courte liste de produits ordinaires, et un montage sans difficulté : la tomate et le chèvre frais suffisent à porter le plat, tandis que la moutarde étalée sous la garniture apporte une pointe relevée qui réveille l’ensemble. Le basilic et un filet d’huile d’olive signent la note estivale.
La pâte, elle, se rapproche d’une pâte sablée salée, plus friable et gourmande qu’une pâte brisée classique. Faite maison en quelques minutes, elle donne un fond savoureux qui change de la pâte du commerce, sans demander de tour de main particulier. C’est ce contraste entre le croustillant du dessous et le fondant des tomates et du fromage qui rend la tarte si agréable, et si facile à refaire au fil de la saison.
Les ingrédients pour 4 personnes
Pour la pâte :
- 150 g de farine blanche T55
- 75 g de beurre doux
- 1/2 verre d’eau
- 1 pincée de sel
Pour la garniture :
- 3 tomates
- 1 bûche de fromage de chèvre frais
- Moutarde
- Basilic frais
- Huile d’olive et sel
La préparation, étape par étape
- Préparez la pâte : mélangez la farine et une pincée de sel avec le beurre coupé en petits morceaux, jusqu’à une texture sableuse, puis incorporez l’eau peu à peu jusqu’à une pâte souple, en cessant de la manier dès qu’elle se rassemble.
- Laissez reposer la pâte 15 minutes, puis étalez-la dans un moule beurré.
- Badigeonnez le fond de moutarde à l’aide d’un pinceau ou du dos d’une cuillère.
- Lavez les tomates et coupez-les en rondelles, tranchez la bûche de chèvre de la même épaisseur, puis répartissez-les en les alternant sur la pâte. Parsemez de basilic ciselé.
- Arrosez d’un filet d’huile d’olive, salez légèrement, et enfournez 25 minutes à 180 °C, jusqu’à une pâte dorée.
Réussir la pâte et éviter une tarte détrempée
Deux ou trois réflexes garantissent le résultat. Pour la pâte, le secret tient dans la manière de l’assembler : il faut travailler le beurre du bout des doigts jusqu’à obtenir un sable grossier avant d’ajouter l’eau, puis s’arrêter dès que la pâte forme une boule, sans la pétrir, pour qu’elle reste friable et fondante. Le court repos qui suit la détend et facilite l’étalage.
Le vrai piège d’une tarte à la tomate, c’est l’eau des fruits. Pour l’éviter, la couche de moutarde joue déjà un rôle de barrière entre la pâte et la garniture. On peut aussi faire dégorger les rondelles de tomate quelques minutes sur du papier absorbant, avec une pincée de sel, avant de les disposer : elles rendront moins de jus à la cuisson et la pâte gardera son croustillant. Servie tiède, la tarte se tient mieux à la découpe ; froide, elle se transporte sans souci pour un pique-nique ou un déjeuner sur le pouce.