Ces barres de céréales maison se découpent net grâce à une étape souvent oubliée

Entre la fin de l'année scolaire et les premiers pique-niques, juin relance la question du goûter à emporter. Selon une étude 60 Millions de consommateurs parue début juin, plus de 9 goûters industriels sur 10 passés au crible relèvent de l'ultra-transformé. Ces barres avoine-abricots dorées au four offrent une alternative crédible, à condition de soigner l'après-cuisson.

Barres de céréales maison aux abricots, avoine et amandes.

Les ingrédients des barres de céréales aux abricots

Pour 10 à 12 barres, dans un moule carré de 20 cm environ, il faut :

  • 200 g de flocons d’avoine
  • 80 g d’abricots secs moelleux
  • 60 g d’amandes (entières ou effilées)
  • 40 g de graines de tournesol
  • 120 g de purée d’amande (ou de purée de cacahuète)
  • 90 g de miel (ou sirop d’érable)
  • 40 g de beurre
  • 1 cuillère à café d’extrait de vanille
  • 1 pincée de sel

La méthode pas à pas, de la poêle au grand couteau

Tout commence hors du moule. Pendant que le four préchauffe à 170 °C, toaster à sec le trio flocons, amandes et graines de tournesol. Compter 4 à 5 minutes en poêle, le temps que des arômes grillés montent et que le croquant s’affirme. Détailler aussi les abricots secs en petits dés, sans trop les réduire, car des morceaux francs gardent leur fondant.

Le liant, lui, se prépare à la casserole. Faire fondre à feu doux le beurre avec le miel et la purée d’amande. Dès que la texture devient lisse et homogène, retirer du feu, puis incorporer le sel et la vanille. Son parfum reste ainsi intact.

Verser ce liant chaud sur le mélange sec et remuer à la spatule, pour enrober chaque flocon. Transférer le tout dans le moule chemisé, en laissant le papier cuisson déborder largement. Tasser fortement, jusque dans les coins, car ce pressage conditionne la tenue des futures barres. Enfourner ensuite 18 à 22 minutes, jusqu’à une surface dorée sur un cœur encore moelleux.

Vient l’étape la plus souvent négligée. Laisser la plaque revenir entièrement à température ambiante, puis la glisser 30 minutes au réfrigérateur. Il suffit ensuite de la soulever par le papier et de tailler 10 à 12 barres au grand couteau.

Le refroidissement en deux temps, vraie clé d’une découpe nette

À la sortie du four, le liant reste fluide. Fondu vers 32 à 35 °C, le beurre ne recristallise qu’en refroidissant, et la barre se raffermit avec lui. La viscosité du miel, elle, grimpe fortement au froid, un épaississement documenté en 2009 dans l’International Journal of Food Properties. Le séjour au frais fige donc ce ciment sucré autour des flocons.

King Arthur Baking insiste d’ailleurs sur un préalable, un mélange fermement tassé, sans quoi aucun froid ne rattrapera la découpe. Certains pâtissiers américains coupent pourtant tiède, quitte à troquer la netteté contre un moelleux maximal. Les barres tiennent ensuite plusieurs jours en boîte hermétique, du papier cuisson entre les couches, direction le sac de plage. Pour varier, remplacer par exemple les abricots par des figues séchées à poids égal, ou parsemer le mélange tiédi de chocolat noir concassé, histoire de garder des éclats entiers.

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