Far breton aux abricots : la version d’été qui détrône les pruneaux sans perdre sa texture fondante

En plein été, quand l'abricot règne sur les étals, le far breton met ses pruneaux de côté au profit des fruits de saison. Cette version aux abricots et au cassis conserve la texture dense et fondante du flan breton, mais y ajoute de la fraîcheur et une jolie acidité. Un classique familial remis au goût des beaux jours.

Far breton aux abricots et cassis, à la texture fondante, présenté dans un plat avec une part découpée.

Pourquoi l’abricot et le cassis remplacent avantageusement les pruneaux en été

D’abord, l’abricot change tout, sans dénaturer le far.

Fondant et légèrement acidulé, il amène de la douceur sans la lourdeur du pruneau, et sa pointe d’acidité rafraîchit chaque bouchée. Ensuite, quelques grains de cassis viennent réveiller l’ensemble, avec une acidité franche et un parfum marqué qui contraste avec la douceur du flan.

Pour qui n’aime pas le cassis, des framboises ou des groseilles jouent le même rôle, en gardant ce peps estival.

Garder une texture de far dense, à mi-chemin du flan et loin du clafoutis

L’écueil serait de tomber dans le clafoutis. Un far assume au contraire une pâte serrée, plus proche d’un flan pris que d’un appareil coulant, portée par une bonne dose de lait et d’œufs. Les fruits doivent d’ailleurs tenir en surface plutôt que de plonger au fond, ce qui suppose une base assez dense pour les retenir.

Tout l’intérêt de la version d’été tient dans cet équilibre entre la richesse de la pâte et la fraîcheur des fruits.

Les ingrédients du far breton aux abricots

Pour 8 personnes.

  • 75 cl de lait
  • 250 g de farine
  • 4 œufs
  • 150 g de sucre
  • 5 abricots frais
  • 2 grosses poignées de cassis
  • 1 cuillère à café de rhum (facultatif)

Les étapes, de la pâte lisse à la cuisson dorée

  1. Chauffer le four à 200 °C et beurrer un plat.
  2. Fouetter la farine, le sucre et les œufs, puis détendre au lait versé en plusieurs fois, jusqu’à une pâte lisse et coulante.
  3. Parfumer au besoin d’une cuillère à café de rhum, ou d’un trait de vanille ou de fleur d’oranger.
  4. Couler la pâte dans le plat, puis parsemer sa surface d’abricots en quartiers et de cassis.
  5. Enfourner pour 50 minutes environ, le dessus doit dorer et le cœur ne plus frémir qu’à peine.
  6. Laisser tiédir hors du four, puis placer plusieurs heures au réfrigérateur, l’idéal étant de le préparer la veille.

Le repos au frais qui raffermit le far et diffuse les parfums

Enfin, la patience fait une grande différence. Une fois cuit et refroidi à température ambiante, le far gagne à passer quelques heures au frais, voire une nuit entière. Ce repos raffermit la texture et laisse les arômes d’abricot et de fruits rouges imprégner la pâte de part en part.

Préparé la veille, il se coupe plus net et se déguste bien frais, un vrai atout pour un dessert d’avance qui libère la cuisine le jour même. À l’inverse, servi tout juste tiède, il reste plus coulant au cœur, ce qui plaît aussi à certains.

Comment le servir et le décliner selon les fruits de saison

À table, le far breton se déguste frais, tout juste sorti du réfrigérateur, en carrés généreux. Une simple cuillère de crème fraîche, une boule de glace vanille ou un coulis de fruits rouges accompagnent bien son côté fondant, sans jamais le surcharger.

Au fil de la saison, les abricots s’échangent aussi contre des cerises dénoyautées, des pêches en dés ou un assortiment de fruits rouges. Une pointe de fleur d’oranger ou de vanille dans la pâte pousse encore le parfum, de quoi renouveler ce classique breton à chaque tablée d’été.

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